Le fond
16 juillet 2007
Je sais pas si vous avez déjà entendu parler, ou vécu le fond… peu importe, j’en ai entendu une bonne la dessus dernièrement…
Marc Boucher, ça vous sonne des cloches?… Non?
Marc connait le fond, oh ça oui, tu peux connaitre n’importe quoi quand tu le fréquentes longtemps.
Au début c’étais pour le fun, pour le trip, pour la gang… Il se pétait la fraise d’applomb pour tripper avec ses amis, pour oublier les problèmes, pour avoir du fun, pour vivre sa jeunesse. Il se présentait dans tous les party possible, sans même que ses parent le sâche; ça prenait un maître de la tromperie pour réussir à sortir sans qu’ils le sachent. Son seul but était de se présenter à ces party et d’avoir du fun. Environ un party sur deux, il voyait un peu moins de fond de bouteille pour pouvoir jouer des tours à ces camarades, du genre des gros crayon feutres, et du monde saoul mort par terre… j’vous laisse faire le lien.
Toutes mes histoires : ICI
Après une couple de mois, le fond d’la bouteille suffisait pas pour assouvir l’animalité sans cesse croisante de Marc, mais il voulait encore avoir du fun avec la gang, tripper et s’éloigner… rien qu’un bon gros spliff en béton peut pas guérir qu’il disait. De toute façon, rendu là, y’étais déja trop tard. Ses amis… ses vrais amis aurraient dû l’arrêter à temps… mais faut pas leur en vouloir si Marc était le maître de la tromperie, j’suis sur qu’il se sont jamais douté de rien. Oh oui, Marc commence a connaitre le fond. Ses party pour le fun ont viré en party nécessaire à son fonctionnement, sa gang a viré en personne qu’il croise, comme n’importe qui d’autre, a ces partys et son monde, relativement sain a ce moment, est tombé dans la noiceure la plus noire imaginable. Le pire dans c’est que même si niveau de son compte en banque frôlait le zéro, il n’était plus arrêtable!
Il a commencé à voler des maisons, des sacoches, des sac a dos, des porte-monnaie… tout ce qu’il estimait nécessaire pour assouvir sa faim ravageuse. Il a trompé, volé, menti à la plupart des gens qu’il l’entourait. Il ne le fesais même plus pour le fun, pour la gang, il le fesait par peur, par manque de courrage, par manque de volonté de faire autrement, par manque d’espoire… j’en ai vraiment aucune idée; faudrait vraiment être dans sa tête pour comprendre… Ben en fait, c’est tout c’qu’on disait sur lui, va fouiller savoir si c’est vrai!
Moi, personellement, j’le trouvait pas si pire. Bah ok, y’avait les yeux rouge de temps en temps, mais y’avait jamais trompé ou menti a moi ou a nos amis communs; je crois sincerement que nous sommes les seuls. C’est dommage qu’il nous a quitté; c’est lui qui m’a donner le gout de vivre, de pas tomber dans le fond. C’est encore plus dommage du fait qu’il nous ait quitté d’une mort attrocement violente. Faut croire que ça fait partie de la vie… malheureusement. On dit ” Mieux vaut tard que jamais”, moi je dit “Mieux vaut tôt que trop tard”.
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Cette histoire comporte des bout de plusieurs histoires me concernant personellement, ou concernant mes amis. Une majeure partie n’est que de la pure fiction. Je suis certain que ceux que ça concerne vont se reconnaitre.
Le très honorable juge
10 juillet 2007
Le très honorable juge
J’en ai entendu une bonne dernièrement…
Ça c’est passé dans une contrée lointaine, très très très loin : St-david de falardeau. Petit village paisible où se côtoient les villageois et les villageoises… et les mouches.
Samuel était un jeune homme dans la quarantaine comme les autres, les cheveux grissonants, la mémoire un peu défaillante et le niveau d’aptitude à la reproduction inversement proportionnelle à sa mémoire du à son penchant pour les suit en cuir et en latex moulant.
À vrai dire, Sam, si je peux l’appeler comme cela, détestait sa vie. Il était juge dans le mini palais de justice de mécréant de Falardeau. Sa vie, selon lui,consistait à détruire celle des autres, d’enlever le droit à certains gens de voir sa famille, son chat ou sa baleine bleue, qu’ils soient coupables ou non. Il criait sur tous les tois que son seul plaisir dans la vie était sa femme et sa fille qu’il aimait tant et son meilleur ami qu’il connaissait depuis qu’il était haut comme “ça”… Ouais c’est vrai… il a presque toujours été haut comme ça… mettons qu’il le connaissait depuis longtemps autant qu’il se souvienne… malgré que je n’ai absolument aucune idée du temps qu’il peut se souvenir… OK on s’entend pour 30 ans? c’est un chiffre arrondit qui est véridique… parce que si j’avais dit 50 ans, vous me traiteriez de menteur vu qu’il est dans la quarantaine… Bon continuons mon histoire.
Un jour, toute cette petite équilibre de plaisir se retrouva soudainement en péril, et du même fait, la vie misérable de Sam s’enfonça encore plus profondément dans le ravin de médiocrité lorsque son prochain jugement, étant juge… si vous me suiviez je n’aurais pas besoin de le répetter…Bref son prochain jugement fut le meurtre de sa femme et de sa fille à coup de cuillère et de toaster, avec comme principal suspect, son meilleur ami.
Toutes les indices pointent vers son meilleur ami; Ils ont retrouver un plat de Jell-O sans cuillière dans le domicile du dit meurtrier ainsi que des miettes de pains laissant présager qu’un toaster se serait trouver la peu de temps avant la saisie, mais il jure que ce n’est que d’illusions, et qu’il en est pour rien. Sam, fesant pleinement confiance en son ami, le croit. Pourtant, sa femme et sa fille n’est plus… Son meilleur ami est passible de la peine de mort par piqûre… de moustiques mortels. Mettons que tout va pour le mieux…
Sam ne sait plus quoi penser… sauver son meilleur ami, tout ce qu’il lui reste, et perdre son emploi en tant que juge ou condamner son meilleur ami, et perdre du même coup sa femme, sa fille, son meilleur ami, et son toaster qui était en fait le toaster de son meilleur ami.
Sam à compris. La vie est juste. Il peut se trouver un autre emploi, il peut tomber encore en amour et avoir d’autres enfants, il peut se racheter d’autre cuillères et aller s’acheter un autre toaster, mais encore plus surprenant venant d’un homme qui trouve sa vie pathétique, misérable et sans roties, il a comprit qu’un meilleur ami, un digne de confiance, un vrai ami, c’est très rare… énormément rare.
Maintenant, Sam vit en paix avec lui-même et son meilleur ami, quelque part au mexique, 20 km au sud de Falardeau… il a cependant développé certain “réflex” nerveux quand il croise son ami avec boîte de Jell-O ou quand il décide de ce faire “cuire” du pain dans un toaster avec les bouts ronds.
Cette histoire, quoi que purement et totalement absurde, véhicule un message très important : Les mongoles s’envollent, les amis restent.
Si vous ne trouvez pas cette histoire drôle ou intéressante, voici deux trois raisons : 1- Vous ne me connaisez pas personellement et 2- Vous ne vivez pas au Saguenay et/ou ne connaisez pas St-david de Falardeau 3- Vous n’êtes pas humain, SHOL’VA.
Le p’tit Gôgné
23 mai 2007
Crayé moé, crayé moé pas, mais l’histoère que m’a vous conté à déjà arrivé au p’tit Gôgné, tsé l’ti-cul avec son tire poua. Eh ben s’t'encore que le p’tit Gôgné eta pas ben ben fin. Quand y fesa d’quoa, y fesait du tord, pi cé tout s’qui fesa. Y’on t’arrivé un moment donné un ôte ti-cul, Simôrd… le p’tit Simôrd qui s’appella, pis dans un villôge comme le nôt, des ti-culs, y’en faut rienqu’un. Ça fait que quand le p’tit Gôgné cé rendu compte qu’y'ava d’la compétition, y’a décidé de devenir le plusse bon et chasser l’ôte du villôge. Pendant des mouas, les deux ti-culs se sont fa la guérre des mauva coups. Mais un souér, pu arien. Le monde sontais pas bin dans leur peau, tsé vadon voér kassé qui sont p’tet en train d’fére. Ben w’a pas attendu ben ben longtemps pour l’savoére, parce que l’landemain, w’a r’trouvé le p’tit Simôrd nocké ahec un tire poua dans l’peteux, pi ow’a jama pu entendu parler du p’tit Gôgné…Fak tsé é flot, soyé ben sage pi fate pas de mauva coups parce vous aller soit tué quaqu’un, soit être artrouvé mort avec d’quoa de coincé dans l’peteux.
[Demain je vous promets que j'écris de quoi qui a du sens]